mercredi 15 février 2017

Muang Phin - Vientiane.

Bonjour , Sabaai-dii,


Muang Phin ne présente pas un intérêt suffisant pour y séjourner, mais ce peut-être une ville étape surtout si l'on poursuit au nord sur la route 23. Y dîner n'a pas été évident, j'ai du me résigner à manger ce que j'ai trouvé.

Abandonnant la piste Hô Chi Min je vais rejoindre le Mékong en prenant plein ouest vers Savannakhet et tout du moins retrouver la route 13 pour poursuivre plein nord jusqu'à Vieng Tiane. J'aime cette orthographe de Vientiane qui m'a été écrite sur mon carnet par un laotien lorsque je demandais ma route. 
Il faut dire  qu'entre mon guide et mes deux cartes le nom d'une même ville peut avoir trois orthographes différentes et parfois sans ressemblance.

Je retrouve sur le chemin des villages et villes qui se ressemblent. L'intérêt touristique existe en musardant sur de routes latérales mais je ne peux aller partout. 

Comme mon visa n'est que d'un mois au Laos en arrivant à Thakhek, la gare routière n'incite à prendre un car pour Vientiane Je gagne trois jours de pédalage dans des environnements déjà vus et évite 340 kilomètres (description du voyage en fin d'article). Une fois n'est pas coutume, mais il faut savoir faire des choix, d'autant que la montagne m'attends au nord de Vientiane.


Je vous communique donc une suite de photos prises au fur et à mesure de mon avancée.







Importantes ou non les routes appartiennent à tout le monde.
 Mais c'est la première fois que je vois des chèvres élégantes avec un ruban rouge autour du cou!


Il y a du vent ce matin.






Bien sur dans le voyage, l'exotisme, le dépaysement, l'usage de matériaux différents,
t'incite à photographier ce qui t'apparaît traditionnel dans le pays parcouru.
Cependant entre des maisons en bois, en bambou, il y a des maisons en ciment. Certainement selon les moyens des propriétaires les volumes, l'architecture, le ravalement et les aménagements extérieurs sont plus ou moins somptueux.
Mais si l'on peint la façade c'est très souvent pour des couleurs vives. Signe de distinction sociale?  










A midi bol de soupe aux nouilles avec porc, boulettes de je ne sais quoi, verdure et fine herbes. C'est bon.






Image d'un peuple solidaire.










Dans l'article précédent je vous disais avoir rencontré des hommes avec des pétoires pour la chasse.
A la station de lavage un jeune homme est entrain de sculpter une crosse de fusil.

Il en avait bien besoin!

     


A la gare de Thakhek.




Sur le toit de ce mini bus un fauteuil roulant avec levier à crémaillère pour avancer.
 Certes la mécanique est rudimentaire mais efficace.
 Les effets de la guerre que nous appelons '"du Vietnam"  a laissé beaucoup d'handicapés,
 et comme tout le territoire n'a pas été déminé il y a toujours des victimes.


Avant de monter dans le bus il faut bien prendre quelques en cas et comme partout il y a des offres de "bouffe".
Pour les 6 à 7 heures de car j'achèterai quelques beignets. 








Type de tuk-tuk.



Prendre un bus c'est aussi faire société et partager quelques heures de vie avec les voyageurs et les trois employés, le chauffeur, un homme de main et le caissier qui officient à tous types de tâches.
Pratiquement omnibus, le car s'arrête à la demande, pour monter, pour descendre.
 Bien sur on ne voyage pas les mains vides. Des valises certes mais plus souvent des cartons, de grands sacs plastiques et même des casiers avec poules et poussins sans oublier les pochettes plastiques d'alimentations les plus diverses, en fait ce que je vous présente par ci par là par quelques photos. Moi j'ai bien mon vélo sur la galerie et mes sacoches en soute.
Ce qui n'empêche pas de temps à autre de s'arrêter quelques minutes pour s'alimenter dans quelques villages.
L'homme de main et le caissier organisent la gestion des bagages avec maestria. Et lorsque toutes les places assises sont occupées, il y a toujours une solution pour ne laisser personne sur le bord de la route. On sort des soutes des tabourets plastiques que l'on aligne dans le couloir. Voyez la photo
Merci au caissier qui lors d'une halte m'a offert un sachet de pousses de bambou à mâcher, c'est sucré, très juteux et désaltérant..

J'arrive à Vieng Tiane en fin d'après midi.par la gare sud. 


Je remonte sur le vélo et je me trouve dans des embouteillages à chercher le centre ville et trouver une guesthousse.
Demain Vientiane, capitale, je te visite. 

Voilà  c'est tout pour aujourd'hui. A bientôt.

Sabaai-dii

Jean-paul  

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